À la surface des toiles

Que peut être un art non objectif ? Probablement pas un art subjectif, sinon ce mot aurait été choisi. Il s’agit plutôt d’un art sans objet. Sans objet… que reste-t-il alors ?  Le support, la toile par exemple pour le peintre. Plus généralement, il reste une matière support, une forme parce que ce support est de dimension finie et une couleur parce que ce support est tangible et la lumière lui attribuera une couleur, quoi qu’il en soit.

Art non objectif = seulement (matière, forme, couleur)

Ainsi, il n’y a à voir que ce qui est montré, c’est-à-dire ce qui est accessible à la perception. Rien en-deçà, rien au-delà. Pas de signe. La relation du peintre à sa création, du regardeur à l’œuvre, est strictement limitée aux événements perceptuels à la surface des toiles.

« Retour aux sources, Back to basics », aux Moulins de Villancourt  à Claix, nous invite à faire cette expérience. Cette exposition internationale « comprend des installations, des œuvres en deux ou trois dimensions, et sollicite en permanence la perception, l’attention et la participation du spectateur. Le langage personnel de chacun d’entre eux lui offre une grande diversité en termes d’échelle, de formes, de formats. Qu’il s’agisse de constructions spatiales, d’objets en 3D ou en 2D, de vidéos, de sons ou d’immenses peintures murales, les recherches individuelles se croisent sur des dénominateurs communs : le visuel, le rétinien, la sensualité de la perception, l’ici et maintenant, le rapport entre l’architecture et l’objet d’art, le caractère transitoire de l’œuvre faite pour un temps et un espace réels déterminés, le libre choix de l’interprétation, l’espoir de l’éducation de l’œil faisant l’économie des mots. »

(extrait du communiqué de presse [*])

Back to basics / Retour aux bases
Premier festival d’art non objectif

du 14 février au 5 avril 2011
Vernissage le 15 février à 18:30
Moulins de Villancourt, Claix (Isère)

Seront présents au vernissage : Roland Orépuk (France [*]), Tilman (Allemagne [*]), Clemens Hollerer (Autriche [*]), Bogumila Stroja (Pologne-France [*]), Jacek Przybyzewski (Pologne-France [*]), Christoph Dahlhausen (Allemagne [*]), Richard van der Aa (Nouvelle-Zélande-France [*]), Paul Raguenes (France [*]), Charles Payan (France [*]), Andrew Huston (USA).

Sont aussi présentées des toiles de Pam Aitken, Caroline de Lannoy [*], Giles Ryder, Matthew Deleget [*], Sato Satoru [*], Daniel Göttin [*], Karen Schifano [*], Brent Hallar [*], Jan van der Ploeg, Guido Winkler [*], Henriëtte van’t Hoog [*], Billy Gruner [*], Sarah Keighery [*].



Catégories :art contemporain, choses d'ici, regardeur

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1 réponse

  1. Un très intéressant interview de Roland Orepük, initiateur et organisateur de ce festival, est publié dans Le Petit Bulletin de la semaine du 28 février. On le retrouvera [ici ].

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