Haring, grave E.T.

haring.1206646639.jpg Comme une manière d’écriture. Légère et brutale. Un trait ferme et tendre pour ces petits gonnes déterminés à suspendre notre élan pour un instant. Instant de question. Et alors ? pour vous c’est comment la vie, l’amour, le monde ? Puis l’instant d’après, la mort, l’immonde, en soi, partout, à jamais. Instantané atemporel comme cette absence de visage. Rage. Les poings traversent les corps, se saisissent du mal… qui leur échappera. On le voit bien. Aucun espoir. La vie glisse sur les bâches, les murs. Les Dieux sont convoqués. Les dieux sont révoqués. Anubis renouvelle Guernica. Isis abandonne ses mamelles aux bouches affamées qu’elle noiera dans le vomi de leur modernité. Chaos de boue… On vacille, on hésite. Le plus lourd, le plus léger. L’esthétisme le dispute au kitsch, le trait léché à la coulure, l’éphémère à l’éternité. Pas de coté ou pacotille. Seuls les enfants n’hésitent pas, qui courent en riant dans les grandes salles du musée. Malentendu ? Peut être pas. Keith Haring, c’est de la mort, de l’amour, de l’humour. La vie, quoi qu’il en soit, au temps du sida.



Catégories :art contemporain, regardeur

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :